12/11/2007

Elio Di Rupo propose d’organiser très vite une conférence nationale réunissant l’ensemble des partis démocratiques du Nord et du Sud du pays.

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Elio Di Rupo propose d’organiser très vite une conférence nationale réunissant l’ensemble des partis démocratiques du Nord et du Sud du pays. Le Président du PS estime que ce serait un affront supplémentaire aux francophones si les négociations se poursuivaient comme s’il ne s’était rien passé.

La Belgique est bâtie sur un modèle de respect mutuel et de recherche de compromis. Personne ne peut tolérer que des responsables politiques flamands imposent par leur poids numérique leurs exigences aux Francophones. La Belgique ne se gouverne pas avec des coups de force. Cette agressivité institutionnelle est injurieuse et totalement inacceptable.

Notre pays vit la crise politique la plus grave de son histoire. Il n’y a pas de précédent. Qui plus est, cette crise est dramatiquement éloignée des préoccupations des gens et des réponses que les Belges sont en droit d’attendre d’un gouvernement fédéral.

Le PS constate que le vote intervenu cet après-midi en commission de l’intérieur de la Chambre des représentants rompt le modèle de coexistence belge et vingt années de paix communautaire. Les députés Flamands, avec le concours de l’extrême droite du Vlaams Belang, ont imposé unilatéralement aux Francophones le vote de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvoorde. Or, derrière ces 3 lettres symboliques, c’est tout l’équilibre de notre pays qui est remis en cause.

Le PS estime que le vote intervenu cet après-midi marque un tournant dans le processus de formation d’un gouvernement fédéral. Les Belges ne peuvent plus vivre dans l’instabilité qu’ils subissent depuis 5 mois.

Elio Di Rupo rappelle que les conditions essentielles pour former un gouvernement sont une confiance et surtout un respect mutuel entre partenaires. Aujourd’hui, chacun peut constater que la confiance est rompue.

Dans ces circonstances pénibles, il apparaît impossible de continuer des négociations comme s’il ne s’était rien passé. Aucun parti francophone ne peut accepter de gérer notre pays avec des personnalités qui choisissent d’imposer leurs vues par la force en méprisant la négociation. Il n’y a dans ces cas là plus de débat majorité-opposition. Le pays se trouve uniquement dans un affrontement des partis flamands qui agressent globalement les Francophones. Comment ne pas craindre, demain, que cette attitude se répète sur d’autres dossiers ?

Aujourd’hui, pour Elio Di Rupo, la priorité est de restaurer la confiance et le respect. Ce respect existait jusqu’aux dernières élections entre tous les Belges, avec toutes les Communautés du pays. Le Président du PS demande qu’un signal politique fort soit envoyé aux citoyens. Il propose d’organiser très vite une conférence nationale réunissant l’ensemble des partis démocratiques du Nord et du Sud du pays. Cette conférence nationale devrait démontrer, rapidement, qu’il est encore possible de dépasser ensemble les antagonismes pour redonner des perspectives à notre pays. Elio Di Rupo estime qu’une initiative nationale est un préalable indispensable à la reprise de négociations gouvernementales.

Le Président du PS a détaillé sa proposition à ses collègues francophones, présidents de formation démocratiques.
(Source  : Site du PS)

21:01 Écrit par Stef dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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